SEMAINE 9

Konnichiwa mina-san !
La date de publication a évolué. D
u fait du fort changement climatique, mes journées sont organisées différemment comparé aux semaines précédentes.

Kyoto – Lundi 30 Juillet 2018
Pour ce début de semaine, je dois rattraper mon retard sur la rédaction de l’article de la semaine dernière. Avec le changement de date de partition de mes articles, ce sont maintenant mes débuts de semaine qui sont utilisés pour leur écriture ainsi que la retouche des images. 
D’ailleurs, pour éditer mes images j’utilise le logiciel Lightroom de le suite d’Adobe. Ce logiciel est certainement le plus répandu actuellement car très complet et compatible avec Photoshop notamment, utilisé à quelques occasions. Chaque semaine j’ai en moyenne 200 à 300 photos que je trie afin de n’obtenir plus qu’une centaine d’images, ensuite sur chacune d’entre elles je vais y travailler dessus pendant environ 10min (parfois seulement 2min pour une simple édition mais parfois plusieurs dizaines de minutes afin de retranscrire au mieux la scène telle que je la percevais). A savoir que lorsque je prends une photo avec mon appareil, cette dernière est au format “RAW” c’est un fichier brut contenant toutes les données enregistrées par le capteur photo. Ce format est souvent comparé à ce qu’était le film négatif avec les appareils argentiques. Cependant ce type de fichier n’est pas utilisable directement et je dois utiliser justement un logiciel d’édition d’image comme Lightroom afin de convertir ce fichier brut en une image diffusable sur tous nos écrans. L’avantage de ce type de fichier est qu’il contient bien plus d’informations qu’une simple image en “JPEG” issue directement de l’appareil, cela permet donc d’avoir plus de d’amplitude dans la retouche de l’image. De plus, notre rétine étant en moyenne un meilleur capteur que les capteurs présents dans les appareils photos (ou téléphones), l’étape de retouche est obligatoire si l’on veut faire ressortir au mieux les détails de la scène que l’on avait. Enfin, la photographie n’étant pas qu’un simple outil pour retranscrire la “réalité” “objective” (mais notre réalité perçue n’est pas objective) mais bien un art en également alors l’étape de retouche devient obligatoire pour retranscrire une certaine émotion visuelle sur mes images, similaire à ce que je ressentais au moment de la prise de vue. Effectivement sans retouche, l’image serait alors seulement traitée par mon appareil photo qui essaierait de retranscrire au mieux une réalité “objective” mais qui serait alors très plate et fade. En effet, lorsque nous percevons une scène, nous ne faisons pas que la regarder mais nous la vivons et la réalité que nous percevons est alors “subjective” car notre humeur, notre émotion, les sons, l’odeur et l’ambiance autour de nous rentrent alors en jeu. Seulement, un appareil photo nous pourra jamais de lui même retranscrire une scène de cette manière car il n’est programmé que pour une seule action et ne pourra pas ressentir tout cela, or chaque utilisateur perçoit une réalité différente et chaque photographe fera sa propre photo d’une scène, de sa réalité. Une photo n’est donc pas simplement le fait d’appuyer sur un bouton mais tout d’abord le choix de l’objectif pour prendre une scène dans son ensemble ou seulement une petite partie, ensuite vient le cadrage afin de mettre en valeur un sujet, puis les réglages effectués pour l’esthétique de sa photo (flou d’avant et d’arrière plan pour isoler un sujet, flou de mouvement pour donner une impression de déplacement, etc..) et enfin vient le traitement de l’image. Ce sont tous ces éléments qui permettent d’obtenir une photo s’approchant au mieux de ce que l’on percevait ou de ce que l’on veut montrer afin que cette dernière puisse devenir une bonne gardienne des souvenirs.
C’est donc sur cette explication brève sur la photographie que s’achève ma journée alors que la lune est déjà en haut dans le ciel depuis longtemps.

Kyoto – Mardi 31 Juillet 2018
Pour terminer le mois de Juillet, je décide d’aller au centre ville de Kyoto afin d’aller voir le marché de Nishiki et commencer à ramener des souvenirs matériels à mes proches. Le marché de Nishiki s’étend sur étroite artère couverte de 400 mètres de long, parallèle à l’avenue Shijo. Il est depuis longtemps compté parmi les hauts lieux touristiques de l’ancienne capitale japonaise. Ce marché est apprécié aussi bien des voyageurs que des locaux, car il abrite une centaine d’échoppes de nature variée mais centrée autour de la nourriture ou de la cuisine. On y trouve donc des étals de poissons et fruits de mer, des boutiques de denrées plus ou moins fraîches, des épiceries artisanales de produits locaux ou encore des magasins d’ustensiles de cuisine ainsi que des commerces de souvenirs. Tout le long du marché de Nishiki, il est possible de goûter les échantillons de nourritures japonaises et d’acheter, comme je l’ai fait, d’excellentes brochettes de gambas.
Officiellement le marché a ouvert en 1615 mais la boutique d’ustensiles de cuisine Aritsugu aurait ouverte en 1560 et fabriquait alors des armes pour les samouraïs. Un grand nombre de ces établissements sont également transmis de génération en génération et offrent ainsi une atmosphère décontractée très atypique et éloignée du Japon moderne.
Le marché terminé, je repars vers le Sud-Est de la ville en empruntant le métro, fait étonnant, ici tous les tuyaux dans les stations sont visibles au plafond, amenant une ambiance étrange à cesdernières. M’étant habitué à al frahcuer du métro, le retour à l’extérieur est assez oppressant. Je confirme par ailleurs que lors de forte chaleurs et de grand Soleil, les japonais ne portent que très rarement des casquettes car la plupart ont des ombrelles. Bien que principalement utilisé par les femmes cet objet peut être utilisé par des hommes en cas d’extrême canicule. Cependant ces ombrelles ne sont pas utilisées par les cyclistes qui utilisent des visières servant à la fois de protection, de lunettes de soleil ou de casquette lorsqu’elle est relevée. Encore une fois cet objet n’est utilisé principalement que par des femmes car les hommes utilisent soit des chapeaux soit ne couvrent pas leur tête.
Après quelques minutes de marche me voilà de retour à mon appartement et ma dernière journée en ayant 20 ans se termine ainsi tranquillement.

 

 

Kyoto – Mercredi 01 Août 2018
Aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Jamais je ne me serais imaginé le fêter au Japon il y a de cela quelques années mais, c’est bien réel : je célèbre mes 21 ans à Kyoto. Pour l’occasion, je retrouve mes deux amis afin de passer la journée avec eux. Nous commençons cette journée en allant visiter le Pavillon d’or ou Kinkaku-ji en japonais. Ce temple bouddhiste fait également parti du patrimoine de l’UNESCO et son nom vient de ses parois recouvertes de feuilles d’or. En 1394, le 3eme des shoguns du clan Ashikaga abdique pour laisser la place à son fils. Trois ans plus tard, il achète le site à un autre clan et commence à y construire une nouvelle villa, en essayant d’en faire un lieu exceptionnel et destiné à accueillir plusieurs reliques bouddhistes. Après sa mort et conformément à ses volontés, son fils en fait un temple Zen qu’il baptise Rokuon-ji.
Le temple a cependant été incendié plusieurs fois à cause de guerres et seul le Pavillon d’or a survécu. Le jardin a cependant gardé son aspect de l’époque. En 1897, l’État japonais promulgue une loi portant sur la protection des sanctuaires et temples anciens. Le Kinkaku-ji devient alors l’un des premiers trésors nationaux. Malheureusement, le 2 juillet 1950, le Pavillon d’or a été entièrement incendié, par un moine mentalement déficient. Le bâtiment actuel, reconstruit à l’identique, date de 1955. L’inauthenticité de ses matériaux ne le qualifiant plus comme patrimoine national exceptionnel, il a été retiré de la liste des trésors nationaux. En 1987, il est rénové et reçoit une nouvelle couche de feuilles d’or cinq fois plus épaisse. Cependant le site reste toujours très populaire et on y croise de nombreux touristes ou des écoles en visite pouvant ainsi un peu gâcher la beauté de ce lieu important de Kyoto.
Après cela, nous nous dirigeons encore plus à l’Ouest de la ville afin d’aller voir la foret de bambou Arashiyama en passant devant le pont Togetsukyō. Sa popularité est telle qu’elle dépasse allègrement les frontières du Japon ; ainsi, on la retrouve fréquemment sur des listes des plus beaux endroits sur Terre, ou encore des choses à voir absolument de son vivant. Au Japon, le bambou peut être considéré comme un symbole de force ; il permettrait de repousser les mauvais esprits. La balade s’effectue sur environ 500m et nous permet d’apprécier le calme et la beauté de ces bambous d’une hauteur de plusieurs dizaine de mètres. 
La fin de journée approche, nous repartons donc vers le centre ville avant de déguster un délicieux repas offert gracieusement par mes amis. C’est donc après avoir mangé un délicieux tonkatsu (porc pané et frit) et bu un délicieux saké que la journée se termine pour moi et mes amis.

 

 

Kyoto – Jeudi 02 Août 2018
Aujourd’hui est mon dernier jour à Kyoto, je passe la journée à ranger mes affaire et nettoyer l’appartement car je devrais le quitter demain à 10h. Alors que je devais partir pour Nara à partir de demain jusqu’au 6 août, je me rends compte que la date du feu d’artifice de Kobe a été avancé, alors qu’il devait avoir lieu le 8 août, ce dernier aura lieu le 4 août. Heureusement que j’ai vérifié les dates, je m’empresse alors d’annuler ma réservation pour Nara et je cherche un hôtel à Kobe, j’en trouve heureusement un proche du port un peu cher mais je n’ai pas le choix car je tiens absolument à voir ce feu d’artifice. La seule chose que je voulais voir à Nara était son parc mais la ville étant proche d’Osaka j’essaierai d’y passer une journée à la fin de mon séjour. Le reste de la journée est plutôt banal, je vérifie seulement de n’avoir rien oublié et que tout est propre puis je m’endors pour ma dernière nuit à Kyoto.

Kobe – Vendredi 03 Août 2018
Ce matin je me rends donc à la gare afin de prendre mon train pour Kobe, les deux villes n’étant pas très éloignée, une ligne direct de trains régionaux les relie, me permettant ainsi de voyager a moindre prix. J’arrive à Kobe en début d’après-midi, il fait une nouvelle fois extrêmement chaud et le Soleil est toujours aussi violent en l’absence de nuage.
A soir que Kobe compte environ autant d’habitants que Kyoto mais est beaucoup plus moderne avec un grand centre d’affaire ainsi q’un réseau de train parcourant toute la ville. En 1945, la ville subit des bombardements incendiaires au napalm qui détruisent une grande partie de la ville. Cet épisode sera indirectement repris dans le superbe film d’animation : Le Tombeau des lucioles d’Isao Takahata.
Apres plusieurs dizaines de minutes j’arrive à l’hôtel pour y déposer ma valise et repartir en direction du port après avoir acheté dans un Konbini un plat de maki assez classique mais très bon pour seulement 300 ¥. Le port de Kobe est constitué d’une immense tour rouge panoramique composée d’un restaurant et de boutiques, du parc Meriken qui n’est en réalité qu’une immense esplanade de béton, on trouve également le musée maritime de la ville. Peu de monde est de sorti sous cette forte chaleur, on y trouve principalement des travailleurs fatigués par les conditions climatiques. De l’autre côté du port se trouve ensuite une grande roue ainsi qu’une vaste zone de centres commerciaux. C’est dans cette zone que je me rends par la suite afin de faire mes courses pour les prochains jours. Cependant le supermarché étant situé en sous-sol du centre commercial, il m’a fallut plusieurs minutes afin de parvenir à m’y rendre car tous les panneaux étaient écrits en japonais. Les bras remplis de courses, je repars alors vers mon hôtel afin de m’installer et terminer cette journée. 

 

 

Kobe – Samedi 04 Août 2018
Aujourd’hui est enfin l’un des jours que j’attendais tout particulièrement. En effet les feux d’artifices au Japon sont connus pour être grandioses. En effet, près de 10 000 fusées seront tirées depuis des plateformes posées sur l’eau qui sont spécialement aménagées pour l’occasion. Chaque année on compte environ 250 000 personnes rassemblées sur le port afin d’assister à ce feu d’artifice. L’événement commençant officiellement à 19h30 (heure de la tombée de la nui) je décide de m’y rendre 1h avant afin de pouvoir choisir mon spot photographique. En prenant l’ascenseur, je tombe sur un couple habillé en yukata, je comprends donc qu’ils vont également au feu d’artifice. Alors que je pensais les suivre pour savoir où aller précisément, me voilà dans la rue et une immense vague de monde se déplace vers le port ! Je ne pensais pas qu’il y aurait déjà autant de personne et je pense même n’avoir jamais vu autant de monde dans la rue depuis mon arrivée au Japon. La foule se déplace vers l’Est du port, je commence donc à les suivre et je tente ensuite de me faire une place assez proche de l’eau. Seulement a cette hauteur je ne pourrai pas bien voir les réflexions dans l’océan, je tente donc ma chance en montant un peu plus haut vers les ponts présents sur le port. Par chance il reste encore une place de disponible et le point de vue me parait satisfaisant, j’installe donc mon trépied et mon appareil photo afin d’être prêt. La nuit commence à tomber et j’effectue mes réglages, le feu d’artifice ne devrait plus tarder. 19h30 arrive et nous entendons la première explosion mais.. nous ne voyons rien a part une lueur venant de l’Ouest du port, nous étions au mauvais endroit ! Je ne comprends pas comment des milliers de personnes on pu se retrouver ici alors qu’il y avait de nombreux organisateurs qui nous voyaient nous installer juste avant. S’ensuit donc un énorme mouvement de foule et je me dépêche de rejoindre l’autre côté du port, cependant ce dernier est déjà bondé de monde et il me parait impossible d’y trouver une place. Alors que d’énormes explosions de lumières colorées défilent devant mes yeux je persiste à m’enfoncer dans la foule pour rejoindre un endroit surélevé faisant face à l’océan, par chance j’arrive assez rapidement sur de grands escaliers et je réussis à me faire une place au milieu de la foule. Je réinstalle mon matériel et prends quelques photos et vidéos, je peux enfin profiter de ce splendide spectacle. Pendant plus d’une heure, les familles, couples, touristes ou groupes d’amis et moi même avons pu assister à un feu d’artifice grandiose, le plus beau que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’à présent. Une fois terminé, la foule repart alors qu’un mini-concert se lance avec pour thème principal une chanson criant “Thank you Kobe !”. Cette fois, ce sont des centaines de milliers de personnes qui repartent en même temps, la police régule donc l’entrée de chaque personne dans la ville afin de réguler le trafic. Tout se fait sans accroc et dans la bonne ambiance, heureusement que mon hôtel est proche du port car cela me permet d’éviter une grande partie de la foule. J’arrive ainsi dans ma chambre très content d’avoir avancé mon séjour à Kobe. Et ce sont avec des images colorées pleins la tête que je finis par m’endormir après quelques heures afin de clôturer cette belle soirée.

 

 

Kobe – Dimanche 05 Août 2018
La journée d’aujourd’hui est plutôt tranquille, je la passe à trier mes images de la veille ainsi qu’à commencer leur édition tant que j’ai encore bien en mémoire les couleurs de la soirée d’hier. Je commence également à rechercher des infos sur la ville et ses endroits à visiter. Les principaux sites à voir sont apparemment loin au Nord et au Nord-Ouest mais semblent accessibles en train. On trouve notamment une randonnée sur les hautes collines bordant la ville afin d’avoir un beau point de vue sur Kobe et l’océan. Il semble y avoir également un musée gratuit sur le saké mais encore une fois ce dernier à des horaires étonnant car il ferme à seulement 16h. Etant à Kobe, je me devais de goûter au moins une fois le bœuf de Kobe qui à la réputation d’être la meilleure viande du monde. Sur Internet je trouve un restaurant très bien noté avec des prix similaires aux autres de la ville. De plus, ce dernier possède des menus spéciaux pour le midi avec des plats à “seulement” 7000¥  (55€) contre au moins 100€ pour le repas du soir. Il faut cependant réserver et la date la plus proche est pour dimanche prochain, mon avant dernier jour à Kobe, heureusement que je m’y suis pris à l’avance. Grâce aux économies effectuées sur la nourriture lors de ces derniers jours, je peux me permettre de me payer ce repas, qui, je l’espère saura être aussi bon que sa réputation le laisse entendre.
Ma journée se termine ensuite tranquillement avec une petite balade sur le port au son des sirènes des navires arrivants à quais.

 

A la semaine prochaine pour la suite de mon séjour à Kobe et la découverte de son bœuf, mata raishu !

2 thoughts on “SEMAINE 9

  1. Vignette Nadine 13/08/2018 at 13:53

    Coucou
    Les photos du feu d’artifice rendent bien.
    Les bambous sont énormes ce ne sont plus des arbres !
    C’est dommage que tu ne demande pas à des passants de te prendre en photo.
    J’aimerais bien te voir.
    Gros bisous

    1. Arlux

      Merci, oui je comprends mais mon but n’est pas de me prendre en photo moi mais de capturer ce que je vois !

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