SEMAINE 8

Konnichiwa mina-san !
La date de publication a évolué. D
u fait du fort changement climatique, mes journées sont organisées différemment comparé aux semaines précédentes.

Kyoto – Lundi 23 Juillet 2018
Ce début de semaine de semaine est marqué par les festivités locales, en effet ce soir a lieu dans la rue commerçante de Kyoto : Shijo dori a lieu le Yoi-yama qui est un festival nocturne précédent le défilé diurne du Gion Matsuri.
A partir du crépuscule, les célèbres chars défilent dans la rue avec de nombreuse lanternes. Sur le côté des rues se trouvent des petits commerçants vendant des éventails, des yukata ou de la nourriture. C’est un moment très festif mais l’ambiance reste relativement calme, c’est assez étrange car en France lors de moments festifs similaires, il y a beaucoup de bruit et de musique mais pas ici ce qui donne un sentiment presque intemporel à la scène que j’avais devant mes yeux. Lors de cette soirée, les jeunes viennent en groupe et les familles sortent avec toutes les générations la plupart habillés en yukata.
On retrouve également de nombreux voyageurs venus découvrir cette ambiance si particulière, certains étrangers aussi revêtent ce vêtement d’été qu’il est possible de louer dans deux nombreuse boutique autour du festival pour une vingtaine d’euros. Seulement, les boutiques commencent à fermer petit à petit et à 22h les lumières des chars s’éteignent et tous les restaurants ferment.
Après avoir déambulé quelques temps dans les rues du centre ville, je rentre des images pleins la tête à la Guest House dans laquelle je réside.

 

 

Kyoto – Mardi 24 Juillet 2018
Aujourd’hui je me lève à 7h pour aller voir le Gion Matsuri dans le centre ville, près du quartier de Gion, qui a lieu toute la matinée. Cette fête fut instaurée en 869 comme un rite pour lutter contre la peste et autres catastrophes naturelles qui ravageaient la région. Ce matsuri est peut-être le festival le plus connu du Japon. Il a lieu tous les ans autour du sanctuaire Yasaka-jinja et met en scène le grandiose spectacle d’une trentaine de chars, appelés yamaboko, paradant dans le centre-ville ou j’étais hier soir. Il existe deux défilés du Gion Matsuri : le premier se déroulant le 17 juillet et l’autre le 24 juillet.
Les chars à deux étages mesurent environ 6 mètres de haut et sont surmontés d’un long mât en forme de lance. Ils sont ornés des plus beaux tissus brodés ou teints, ainsi que de sculptures, témoignage d’un riche artisanat d’art. Pour cela, on les décrit parfois comme des “musées d’art ambulants”. Au cours du défilé, des enfants maquillés et habillés à l’ancienne, ainsi que des musiciens jouant de la flûte, des tambours et des carillons sont installés au niveau supérieur du char. 
Lorsque j’arrive la grande rue est déjà bondée de familles, touristes et autres photographes. J’essaie de me faire une place tout en restant à l’ombre car à 10h du matin la chaleur est déjà très violente.
J’entends au loin le son des flûtes s’approcher petit à petit est le premier char tiré par des hommes fait son apparition, on voit sur leur visage l’effort physique intense qu’ils effectuent et amplifié par le Soleil les frappant. Encore une fois, d’un point de vue sonore, la scène est très calme donnant une nouvelle fois une impression de “hors du temps”.
Une fois le défilé terminé, je pars m’acheter à manger dans un Konbini puis je rentre tranquillement vers l’appartement en effectuant un détour pour visiter un peu le nord de Kyoto. La journée se terminera alors tranquillement au frais chez moi.

 

 

Kyoto – Mercredi 25 Juillet 2018
Ce matin, la pluie est de retour mais cette fois je suis content de la voir car elle devrait amener une baisse des températures pour les prochains jours. La chaleur ayant causé pour le moment plus de 120 décès et 50 000 hospitalisations, personne ne devrait se plaindre de l’orage d’aujourd’hui.
Ayant pris du retard dans les retouches de mes précédentes images comme depuis quelques temps maintenant, je passe ma journée à essayer de le rattraper en écoutant la pluie frapper contre les vitres de l’appartement. Je profite également de cette tranquillité pour rechercher des informations sur Kyoto. Je pensais que cette ville était l’une des plus grande du Japon au vu de sa réputation mais Kyoto n’est en fait que la 10ème plus grande ville japonaise en terme de superficie et de nombre d’habitants avec 1,5 millions de personnes environs. Malheureusement, la ville met en lumière les quelques défauts que l’on peut reprocher au Japon en tant que touriste et c’est très étonnant lorsqu’on sait que Kyoto est la grande ville préférée des touristes.
J’ai pu relever 4 défauts principaux depuis le début de mon voyage :
1. La quantité de lieux payants : effectivement on trouve au Japon de nombreux sites touristiques payants mais aussi des sites important dans la culture locale, des musées ou certains gratte-ciels. De plus, l’entrée dans certains temples ou pacs et également payante ce qui est à la longue assez frustrant de devoir débourser en moyenne 400 ¥ mais cela peut monter à plus de 3000 ¥ pour les visiter. Evidemment on trouve également des lieux gratuits à visiter mais pas forcément indiqués dans tous les guides.
2. L’horaire de fermeture des lieux payants : encore une fois, cela n’est valable pour tous les lieux mais en moyenne la plupart de ces sites ferment à 17h. Seulement avec la canicule actuelle, sortir avant 17h justement n’est vraiment pas agréable. C’est dommage que ces horaires ne soient pas décalés l’été pour les nombreux touristes, de plus certains parcs ou temples seraient magnifiés par le coucher de Soleil qui a lieu vers 19h, dommage.
3. La trop faible présence de textes en anglais dans les lieux importants des villes et le trop faible niveau d’anglais des japonais : même dans les gares le personnel au guichet ne parle que très rarement anglais e lorsque c’est le cas, ce n’est qu’un anglais basique rendant alors la conversation compliquée.
4. Le manque d’hôtel de passage à petit prix : en effet les hôtels occidentaux,  c’est à dire avec une chambre seule, sont très souvent des hôtels luxueux. Ici les hôtels abordables sont des auberges de jeunesse ou des hôtels cube mais le manque d’intimité peut être dérangeant pour de de longs séjours.
Or, sachant que dans deux ans les Jeux Olympiques d’été auront lieu au Japon, je pense que ce pays doit encore fait de gros efforts pour être capable d’accueillir au mieux la grosse vague de touristes qu’il y aura.
Cependant, si on met de coté ces 4 points négatifs, ce pays regorge d’endroits magnifiques et la population est très respectueuse envers autrui. Je continuerai donc à vous montrer tout ce que je trouve de beau au Japon à travers mes prochaines photos car cette semaine je vais visiter de nouveaux lieux importants de Kyoto.

Kyoto – Jeudi 26 Juillet 2018
Aujourd’hui, je décide d’aller visiter le château Nijo : il a été construit en 1603 pour Tokugawa Ieyasu qui fut le dernier des trois unificateurs du Japon de l’époque Sengoku, après Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi. Le site entier est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1994 ça on trouve autour du château un petit jardin très sympathique.
Ce château pourrait être comparé au château de Versailles pour son importance, cependant d’un point de vue architectural les deux sont incomparables. La château de Nijo est à l’image du Japon : sobre. Effectivement le site est beaucoup plus petit que nos grands châteaux français et l’architecture en bois du bâtiment suit l’architecture classique japonaise. J’ai effectivement pu me rendre compte de tout cela après avoir payé les 400 ¥ pour visiter l’extérieur. Pour visiter l’intérieur il faut payer un supplément mais ce dernier n’est actuellement pas accessible. 
A la fin de la balade je rentre dans la boutique du site afin de m’acheter une glace et profiter de la fraîcheur du bâtiment.
Enfin, je termine ma journée en me promenant une nouvelle fois dans Kyoto pour rentrer à pied à la Guest House ou je pourrai déguster un repas proposé par le gérant. Le repas coûte 1500 ¥ mais est bien plus copieux que ce qu’on pourrait avoir en France au même prix. Le repas est composé de takoyaki : ce sont de boulettes de pâte, semblable à la pâte à crêpe, contenant des morceaux de poulpe et cuites en moule comme les gaufres. Ensuite, de yakisoba qui sont des nouilles sautées, j’ai également eu une soupe miso composée d’algues et de tofu, le tout accompagné d’une salade et d’un bol de riz. Enfin le repas se termine avec des okonomiyaki que j’avais déjà testé durant mon séjour à Hiroshima.
Je n’avais jamais autant mangé depuis mon arrivée au Japon et ce, pour seulement 12€. C’est donc le ventre plein que je remonte dans ma chambre afin de m’endormir.

 

 

Kyoto – Vendredi 27 Juillet 2018
Aujourd’hui je pars pour l’Est de Kyoto en effectuant divers changements de train car Kyoto utilise un réseau de métro et de train pour couvrir sa superficie en transports en commun. J’arrive ainsi au Fushimi Inari Taisha qui est l’un des plus grands sanctuaires du Japon et réputé pour son chemin composé de milliers de torii formant des sortes de tunnels dans la colline. C’est l’un des endroits les plus touristiques de Kyoto, la randonnée s’effectuant en deux heures et étant composée uniquement de marches à gravir pendant deux heures, une bonne partie des touristes s’arrêtent en chemin. Je commence également la randonnée en fin d’après-midi afin d’avoir encore moins de monde une fois arrivé en haut. Ce sanctuaire a été érigé en 711, il est dédié à la déesse du riz Inari et plus largement à la richesse. Actuellement, ces torii sont financés par des hommes d’affaires, des sociétés ou de grands groupes pour leur apporter, d’après leur croyance, de la prospérité. Au dos de chacun d’eux, leur nom est inscrit sur chacun des poteaux ainsi que la date de pose.Apparemment, il faut compter à partir de 175.000¥ (environ 1 300€) et jusqu’à 1,3 million ¥ (environ 10 000€) pour les plus visibles, avec parfois plusieurs années d’attente.
Bien que fatigante, la randonnée est agréable car le soleil se couche et je gravis les marches en voyant le ciel rosé filtré par les feuilles des arbres. Effectivement, plus je m’approche du sommet, moins il y a de monde rendant ainsi le lieu très mystique avec pour seul bruit celui des insectes et des grenouilles. La nuit tombe une fois en haut et je redescendant tranquillement sous une pluie rafraîchissante pendant que les grillons stridulent.

 

 

Kyoto – Samedi 28 Juillet 2018
Aujourd’hui je repars pour l’Est pour visiter un autre grand classique de la culture japonaise : le Kiyomizu-dera qui est un complexe syncrétique comprenant un temple bouddhique et un sanctuaire shinto. Il est lui aussi situé dans la colline mais au pied et est donc facilement accessible. Il est classé au Patrimoine de l’Unesco depuis 1994, il a été bâti en 780 (et reconstruit en 1633 après un incendie) et est surtout connu pour son majestueux temple principal : Kiyomizu-dera Hondo, dont la plateforme flotte à treize mètres au-dessus du sol. Le temple tient son nom de la petite chute d’eau qui se trouve à l’intérieur de son enceinte (kiyoi mizu signifie “eau pure”). De plus ce temple a donné son nom à une expression japonaise : “se jeter du Kiyomizu” (清水の舞台から飛び降りる: Kiyomizu no butai kara tobioriru) qui est l’équivalent de notre “se jeter à l’eau”. Cette expression a pour origine une tradition de l’époque d’Edo qui prétendait que si une personne survivait à un saut depuis la plateforme du temple, son vœu se réaliserait. A cette époque 234 sauts ont été comptabilisés avec un taux de survie de 85%. Le saut ne fait en effet “que” treize mètres et une importante végétation en contrebas de la plateforme peut amortir la chute mais cette pratique a depuis été interdite. 
Malheureusement le temple est actuellement en réparation donc je n’ai pas pu le prendre correctement en photo, cependant j’ai tout de même pu visiter l’intérieur en payant le classique 400 ¥ pour y entrer. A l’intérieur se trouve une sorte de marmite servent de rituel. On trouve également plus bas la cascade Otowa qui attire de nombreuse personne grâce à son eau sacrée réputée pour avoir des vertus thérapeutiques et de bonne fortune. Elle est divisée en trois filets d’eau et peut être bue au moyen de longs manches terminés par une coupe métallique, stérilisés auparavant par des rayons ultraviolets. Chaque ruissellement a une vertu associée : l’un apporte la réussite scolaire, l’autre la longévité et enfin le succès en amour. Enfin, on trouve une pagode de trois étages qui est l’une des seules de la région à en avoir trois.
Le Soleil commence à se coucher indiquant également la fin de la visite et la fermeture du temple. Etant dans l’Est de Kyoto j’en profite pour aller faire un tour du côté du quartier de Gion. Le quartier est très atypique et on peut croiser des geiko (les geisha de la région) mais ce soir aucune n’est visible, dommage. Gion est parsemé de maisons japonaises traditionnelles appelées machiya et certaines sont des ochaya. Ce sont des établissements traditionnels où les clients (autrefois des samouraïs, aujourd’hui des hommes d’affaires) se divertissent en compagnie des geiko mais les prix sont très élevés. 
Je rentre ainsi à mon appartement éclairé par les douces lumières jaunes du quartier.

 

 

Kyoto – Dimanche 29 Juillet 2018
Contrairement à ces derniers jours la journée d’aujourd’hui est très tranquille. Il fait encore très chaud et je dois retoucher mes photos et surtout les trier car j’en avais pris énormément au cours de la semaine passée.
La journée se déroule tranquillement et j’en profite pour regarder certains épisodes de mes séries d’animations favorites : notamment la saison 3 de la série “L’attaque des Titans” qui vient de sortir et je conseille absolument à toutes personnes souhaitant découvrir l’animation japonaise de regarder cette série qui est déjà culte. C’est une série dramatique/psychologique pour adulte sur le thème de la guerre, des mythes et de la survie de notre espèce apportant également de nombreuses réflexions sur l’humanité et la morale au fur et à mesure que les épisodes passent. L’animation est la qualité des dessins sont excellentes, la bande son est sublime et le scénario semble très bien construit.
Après cela je reprends la rédaction de l’article mais je suis assez lent car je n’ai pas pour habitude de tenir un carnet de voyage, cependant les prochains articles devraient sortir dans les temps car mes semaines seront moins chargées que celles que j’ai vécues à Kyoto. En fin de journée je sors m’acheter à manger dans un Konbini proche de la Guest House mais au moment de payer la vendeuse me tends une boite en carton dans laquelle je dois piocher une carte, c’était en fait un jeu et la chaîne de cette supérette faisait gagner un petit cadeau à chaque acheteur, j’ai donc gagné une bouteille de café froid mais n’aimant pas boire du café celle-ci ne me sera pas très utile.
Je rentre ensuite à l’appartement pour m’endormir avant d’entamer une nouvelle semaine certainement riches en découvertes.

 

A la semaine prochaine pour la fin de mon séjour à Kyoto et la découverte de la ville portuaire de Kobe, mata raishu !

2 thoughts on “SEMAINE 8

  1. Vignette Nadine 05/08/2018 at 13:02

    Très bon descriptif que tu as fait.
    Les photos nous font vraiment voyager.
    Bisous

    1. Arlux

      Merci encore !

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